formation Capitaine 200
Salut à tous,
ça y est je me lance ; je souhaite faire une formation de capitaine 200.
Avez vous quelques tuyaux concernant le lieu et la qualité de l'enseignement ?
Toutes les infos sont bonnes à prendre .
A +
Salut Joris,
Vu que personne n'a l'air d'être passionné par le sujet, je me lance.
Il faut dire aussi que le "cas" Capitaine 200 a été mainte fois décortiqué sur le forum, une petite recherche devrait t'en apprendre déjà pas mal.
Si je peux commencer par un me question, quel est ton projet avec le C200 ? Visés-tu le C200 moteur, le module pêche, le module Voile ?
Ce que je peux t'en dire en tout cas :
Il faut d'abord passer le CMP (3 mois de formation), puis naviguer 6 mois en tant que marin pro, pour avoir le droit de retourner 6 à 8 mois à l'école passer le C200. De là, il te restera 6 mois de navigation pro à valider pour avoir le Brevet de Capitaine 200, qui te permet d'être capitaine.
Quelques possibilités de valider les temps de mer sur navires de plaisance, mais seulement pour le compte d'associations reconnues d'utilité publique.
Sinon la règle c'est de cotiser à l'ENIM, la caisse sociale des marins.
Les temps de formation sont très théoriques, puisque l'idée c'est de former les marins en pratique "sur le tas" pendant leurs temps de validation.
Le niveau scolaire n'est pas très élevé, selon les grilles de l'éducation nationale, le C200 correspond je crois à un CAP. Le C500 est niveau bac pro.
Les programmes sont les mêmes partout, je ne connais pas tous les centres de formation... Concarneau/Lorient c'est une grosse machine pas très humaine mais qui forme beaucoup de monde.
L'île d'Yeu a bonne réputation.
Le plus difficile c'est de trouver des embarquements pour valider. Souvent c'est à la pêche, après c'est selon le réseau que tu as.
Voilà...
C'est une formation souvent décriée dans le milieu de la voile parce que peu exigeante en terme de niveau de voile, donc elle ne tient pas la comparaison de ce point de vue avec un BPJEPS (pour rester en France), ou avec le cursus anglophone des yachtmaster ou master of yacht, je sais jamais dans quel sens.
Mais c'est le seul brevet qui te permet de travailler en tant que marin pro en France.
Et malheureusement, presque exclusivement en France, parce que assez peu de visas de reconnaissance à l'étranger d'après ce que j'ai compris.
Si je comprends bien, il vaut mieux passer le yachtmaster.
Tout dépend de ce que tu veux faire...
Pour travailler en France, le yachtmaster n'a aucune valeur.
Salut, vu ton profil, je m'aiguillerais effectivement plutôt vers une formation yachtmaster.
Tu veux gagner en compétence en navigation, avec le C200 tu aurais la théorie, avec le YM tu aura de la pratique.
C'est une logique complètement différente du cursus français. On te demande d'abord de te faire une expérience la plus complète possible (en plaisance ou en stages avec des pro) et la formation très courte sert plus de validation de tes acquis, avec évidemment des apports supplémentaires pour te conformer à l'examen.
C'est un examen en anglais, mais si ton projet est de vadrouiller autour du monde, il faudra de toutes façons t'y mettre !
Ne t'attends pas à être "skipper pro" en un an, il faut non seulement de la pratique, mais aussi pour travailler légalement le YM ne suffit pas, il faut passer des modules "commercial endossment".
Si tu es amené à faire de la croisière sur des pavillons étrangers à l'étranger, c'est le mieux.
Attention, si tu veux travailler sous pavillon français, il n'y a que le C200 de valable. Et pareil sous pavillon étranger dans les eaux françaises.
Dans tous les cas je te conseille de commencer par naviguer le plus possible, avec des pros si possible, qui pourront te parler de leur métier.
Il y a de bonnes écoles de voile (des grandes et aussi des gens qui travaillent en indépendant) qui te feront progresser.
Il y a aussi les convoyages, certains skipper pro prennent des équipiers bénévoles pour les accompagner.
et il y a tous ceux qui covoyent, naviguent etc sans ... rien.
D'autres que leur bonne expérience et leur réseau.
après, côté assurance et ursaff, c'est un autre débat.
J., qui en connait qui s'embêtent pas avec la paperasse...
Bonjour,
je suis un peu dans le cas de Joris, un peu plus âgé, peut-être un peu plus expérimenté en navigation à la voile, mais avec un projet en partie équivalent, c'est-à-dire de rentabiliser mon bateau en embarquant de temps en temps des passagers (genre charter).
Merci pour toutes vos réponses ; il y a un point que je n'arrive pas bien à cerner, c'est le CMP et les 6 mois de navigation professionnelle comme matelot...
J'aurais du leur poser la question, mais tous les skippers pro que j'ai croisés, souvent âgés de plus de 40 ans, sont vraiment allés 3 mois en école de matelot, que j'imagine surtout peuplés de jeunes de 18 ans en formation pour un métier à la mer ???
Et surtout ces mêmes skippers pro sont allés ensuite faire 6 mois en mer comme matelots dans une entreprise professionnelle, pêcheurs, ferry, ou autres...? Quels genres d'emplois, d'embauches trouve-t-on quand à 40 ans passés on cherche à se faire embaucher sur un bateau, dans le seul but de valider 6 mois ?
Aucune volonté de "rabaisser" les écoles de matelots ou les métiers de la mer, loin de là, j'ai une profonde admiration pour tout ce monde-là, mais ce que je n'arrive pas à imaginer, c'est la cohabitation entre des jeunes de 18 ans qui cherchent un métier pour une carrière à la mer, et des gens comme moi et d'autres, en 2è voire 3è partie de vie, qui ne veulent que valider des stages et des semaines de nav.
Merci sincèrement pour vos réponses.
Il est impossible de rentabiliser son bateau personnel en faisant du charter de temps à autre, Puisqu'il doit être NUC, que l'on doit déclarer chaque sortie commerciale etc... Quand au CMP, il est obligatoire depuis peu, et donc les vieux capitaines 200 n'ont pas eu ce problème, qui n'en n'est pas forcément , du reste.
Il faut peut-être signaler qu'il existe une possibilité tout à fait légale, et qui permet d'éviter tous les écueils de la législation française:
1/ Faire immatriculer son bateau dans un autre pays européen
2/ Passer le RYA Yachtmaster offshore avec le "commercial endorsment"
3/ Signaler à son assurance qu'on effectue du charter
4/ A vous de jouer!
Je confirme que pour le Yacht Master une grande partie de la formation est en langue anglaise, le diplôme ne permet pas de travailler sous pavillon Français malgré un programme qui peut être techniquement plus pertinent que le capitaine 200 et dont les modules sont plus adaptés pour des adultes qui ont déjà une ctivites professionnelle.
Cas similaire pour la plongée le diplôme Paddy est reconnu dans le monde entier sauf en France, et l’inverse est vrai, plonger à l’étranger avec un diplôme français est un gros soucis.
@SailCamille: de ce que j'en lis, mais je ne lis pas tout, ce que tu dis est à la fois vrai et faux. Concernant l'armement de sécurité, j'ai pu en effet lire qu'un résident fiscal français, peu importe le pavillon de son bateau, doit se conformer à la reglementation française, tant qu'il se trouve dans les eaux françaises. (Je joins la copie d'écran de ce que j'avais trouvé à l'époque sur le sujet).
En revanche, pour le "chartering", je n'ai jamais trouvé quoi que ce soit d'équivalent, et ce serait d'ailleurs très surprenant. Si vous êtes sous pavillon étranger, vous pouvez/devez, vous conformer à la reglementation maritime du pays dont vous dépendez pour l'utilisation que vous faites de votre bateau.
A ce que je sache, "l'exception française" n'a pas été retenue pour l'exploitation commerciale d'un bateau.
Si tel n'était pas le cas, je serai ravi, sans la moindre ironie, que quelqu'un me produise un texte qui dit autre chose.
www.legifrance.gouv.fr[...]9-12-27
Comme d'habitude avec Légifrance, le contenu est à peu près incompréhensible, mais en gros ce que j'ai pu en retirer :
Si on est résident en France, naviguant (professionnellement) sous pavillon étranger, on doit soit cotiser à l'ENIM (donc avoir un diplôme, reconnu), soit jouir de l'exact équivalent en terme de protection sociale dans l'autre pays (suivant des conventions bilatérales).
Concernant le statut du navire, je n'ai pas encore trouvé, mais il me semblerait logique que la démarche soit la même : pas d'obligation du statut NUC (puisqu'il est par définition pour le pavillon français), mais exigences équivalentes en terme de sécurité.
Comme l’a indiqué sailCamille pour exercer une activité commerciale maritime en France et en règle c’est avec diplôme français et bateau soumis à la bonne division. Si c’est pour amortir les coûts du bateau le plus simple reste le partage des frais avec des invités, à faire sans exagération car les professionnels veillent (navires à passagers qui ont des activités loisirs nautiques en particulier) et qui se font un plaisir de prévenir les autorités
A voir la joie de leurs passagers au retours les chefs de bord ont du etre bons bien que n ayant pas de cap200 Moi pour un we a Porquerolles je preferai un chef de bord bon cuisinier et rigolo qu un mec chiant ayant un diplome ·le 14 fév. 2023 13:57