Généralités sur les infections

Equipage le 12/30/2005
Généralités sur les infections

Toujours à l'usage du voyageur éloigné, cet article lance les bases de la compréhension des infections. La suite sera surement plus "médicale". J'y développe quelques grands traits sur la fièvre, la désinfection, et les modes de contamination.

GENERALITES SUR LES INFECTIONS

fièvre, désinfections, règles d’hygiène.



Les infections : une victoire de la médecine, un défi pour demain.


A.Les microbes



Les infections sont des maladies créées par des organismes qui colonisent notre corps, les microbes. Il y a 4 grandes familles de microbes : les bactéries (certains disent germes), les virus, les champignons-levures et les parasites (en vérité les parasites au sens strict du terme ne sont pas des microbes paraît il).


Les bactéries sont détruites par les antibiotiques, les virus par les antiviraux, les champignons par les antimycosiques et les parasites par les antiparasitaires.


Il existe beaucoup d’antibiotiques, très peu d’antiviraux, quelques antimycosiques et quelques antiparasitaires.


La contamination de notre corps par ces microbes se fait :

- par contact avec la peau

- par ingestion

- par inhalation

- par pénétration à l’intérieur du corps (piqûre de moustique, « de docteur », plaie…)

- par déséquilibre de la « flore » habituelle (de nombreux microbes sont présents sur notre peau, sur nos muqueuses, dans notre système digestifs, ils sont souvent indispensables en tout cas non pathogènes (ne rendent pas malades) mais dans certains cas, un microbe prendra plus de place que les autres et nous rendra malade).


B.La fièvre



Le corps sait plus où moins bien se défendre contre ces attaques. Il utilise plusieurs armes avec plus ou moins de constance. Le plus classique, c’est la fièvre. Dans la plupart des infections (hormis quelques raretés et certaines infections de la peau), il y a fièvre. C’est un mécanisme archaïque. Des études scientifiques montrent que la fièvre n’aide pas le corps à guérir plus vite. Mais comme la douleur, elle nous avertit que quelque chose ne va pas. Il est important à bord d’avoir un ou deux thermomètres rectal (non jeune homme, ça ne fait pas mal). On considère qu’il y a fièvre quand la température rectale dépasse 37,8°C alors que l’on est au repos et non exposé à la chaleur (après un marathon par 40°, la température monte aussi, mais ce n’est pas de la fièvre, ça s’appelle hyperthermie ou « coup de chaud » et c’est différent). Si vous êtes dans un bateau aux antilles et que votre petit bout le soir a 37,9°c, ce n’est probablement pas de la fièvre mais une hyperthermie.




La fièvre est un mécanisme « volontaire » géré par le cerveau qui cherche à élever la température corporelle dans le but de détruire les microbes. Donc, pour augmenter la température, il nous fait croire que l’on a froid pour que l’on se couvre, on frissonne etc. La température monte. Quand le cerveau décide que la température doit baisser, on ressent une sensation de chaleur, on sue. La température descend. Ainsi, même sans thermomètre, on peut avoir « l’impression » d’avoir de la fièvre (mais c’est mieux de vérifier). La température n’est pas synonyme de gravité. Ainsi un 39,5 ne signifie pas forcément que l’infection en cours est plus grave qu’un 38,5.

La fièvre en elle-même peut être dangereuse. Certains enfants font des crises convulsives (convulsions hyperthermiques) en rapport avec la fièvre. Si vous partez loin avec un enfant de moins de 4 ans, même s’il n’a jamais fait de convulsions hyperthermiques, il est bon d’embarquer un médicament pour lutter contre ces crises. Ce médicament c’est le valium en ampoule, que l’on pousse dans le rectum grâce à une canule anale montée sur une seringue.




Il faut lutter contre la fièvre car ce n’est pas agréable, ça ne sert pas à grand-chose et ça peut être dangereux. Il y a des moyens chimiques adaptés. Trois médicaments sont utilisables, ce sont le paracétamol, l’aspirine et l’ibuprofène. On les utilise aux mêmes posologies que pour lutter contre la douleur avec le même respect des contre-indications (voir article gestion de la douleur).


A plus de 40,3 le risque pour le cerveau est majeur, et même un adulte peut délirer et mourir à cause de cette température insupportable. Donc, n’hésitez pas à vous « gaver » (toutes les 6 heures) de paracétamol en premier lieu et éventuellement à rajouter aspirine ou ibuprofène (pas pour les infections où la peau est atteinte).

Jusqu'à peu, on considérait qu'il fallait déshabiller les enfants atteints de fièvre, leur donner un bain de 2°C en dessous de la température rectale. Cette attitude vient d'être revu, car finalement peu efficace et assez sadique aussi. Donc ne pas surcouvrir les enfants qui ont de la fièvre c'est important car il faut éviter qu'il fassent une hyperthermie, mais les mettre au congélateur, c'est inutile.



C.Prévention des infections

Ne pas être malade c’est quand même mieux !

La première des préventions, c’est de n’être pas en contact avec les microbes. Vous pouvez tenter la bulle et la stérilisation de tout ce que vous mangez et respirez, mais le contact avec la population locale va vous manquer !


1 Contamination par contact



a.Hygiène



Se laver les mains après être allé aux toilettes, ou après une journée à courir la savane en Casamance, avant de faire un repas ou de gratouiller le bout de viande qui est coincé dans les dents est impératif. D’après certaines études, au moins 50% des infections contractées à l’hôpital (les fameuses infections nosocomiales) pourraient être évitées si tout le personnel soignant se lavait les mains plus souvent (surtout valable pour les médecins d’ailleurs, mais c’est un autre sujet…).

L’hygiène corporelle est importante, sans rentrer dans les excès. La macération et la sueur favorisent l’apparition d’infections cutanées. Mais se récurrer en permanence expose au risque de déstabiliser la « flore » locale (les microbes normalement présent sur la peau) ou de créer des lésions de la peau qui sont des portes d'entrée pour les microbes.

Attention aux ongles. Les ongles incarnés sont le siège de pullulation microbienne. Il faut vous habituer à couper les ongles des gros orteils au carré et non pas rond.




b.Habitudes diverses
Chaussures, chaussures et chaussures ! Eviter de marcher pieds nus surtout dans les pays chauds, les vers et autres parasites adorent la peau humaine et un marigot ou une flaque d'eau en rengorgent. De plus, les blessures de pieds sont difficiles à soigner et peuvent faire des ravages. Dans le même registre : les bottes systématiquement que ce soit pour mouiller ou pour accoster ...

Eviter l'eau de mer sur les plaies. L'humidité est importante pour qu'une plaie se soigne, mais point trop n'en faut. L'eau de la mer est très salée et va altérer la cicatrisation.

c.Désinfection



En cas de blessure, il faut rapidement désinfecter la peau et la plaie. Si l’on n’a pas de désinfectant, surtout ne pas faire pipi dessus, ne pas asperger de rhum ou de whisky, d’acétone ou de je ne sais quels produits étranges. Le plus simple, c’est le lavage à l’eau propre et au savon. Ou même simplement à l’eau (propre bien sûr).

Les désinfectants ou antiseptiques sont des produits toxiques pour les microorganismes et pas ou peu pour la peau. L’acide chlorhydrique détruit bien les microorganismes mais abime la peau, ce n'est pas un désinfectant ! Il y a plusieurs espèces de désinfectants. Sur un bateau, ceux qui sont réellement utiles sont l’iode, l’alcool médical, l’eau oxygénée et la chlorhexidine.




L’iode :



Le plus puissant d’entre eux est l’iode (avec l’alcool). Il est actif contre de nombreux microbes. Mais certaines personnes y sont allergiques. Le grand classique est la bétadine.

La bétadine rouge ou bétadine scrub sert comme un savon, elle mousse ce qui permet de faire sortir les saletés et de détruire un peu les microbes Elle est dosée à 4% de povidone (iode). Elle sert à se laver les mains avant d'aller tripoter une plaie et aussi au nettoyage des plaies sales.

La bétadine jaune sert à la désinfection proprement dite car elle est plus concentrée (10% de povidone). Elle s’utilise pure sur la peau ou sur les plaies, en commençant par les parties les plus sales pour aller vers les plus propres. Elle est aussi utile pour traiter les infections par champignons (au niveau des espaces entre les doigts de pied par exemple)

Evitez d’utiliser du coton pour l’appliquer sur les plaies car il s’effiloche. Le mieux c’est les compresses, ou un linge bouilli dix minutes. La bétadine jaune ne s’utilise pas sur les muqueuses, elle est trop toxique.

Elle existe aussi en gel ou en tulle, qu’on utilise pour la désinfection des plaies et des brulures (après avoir nettoyé la plaie bien sûr), sous pansements. On évite de l’utiliser trop longtemps. Chez la femme enceinte et chez le nourrisson on ne l’utilise que sous sa forme liquide.




La bétadine buccale à utiliser 3-4 fois par jour en appoint du traitement d’une infection (aphtes, gingivite, stomatites (infection de la langue), abcès dentaires, mycose buccale).




La bétadine verte s’utilise sur les muqueuses génitales, Elle est vendue livrée avec un embout vaginal et les explications nécessaires. Elle est utilisé pour les mycoses vaginales et toutes les infections vaginales. Il faut faire un lavage tous les soirs pendant 15 jours. Elle peut aussi être utilisé pour les infections de la muqueuse du gland.




Vous trouverez de la bétadine partout dans le monde.







Les inconvénients : couleur brune de la peau (et des draps !), risque très minime de troubles thyroidiens si on en utilise trop, trop longtemps sur une trop grande surface.

L’alcool iodé ne se conserve pas longtemps, à éviter en bateau.


Il ne faut jamais mélanger deux antiseptiques ensembles. Il ne faudra jamais mélanger de la bétadine avec un antiseptique au mercure (risque de nécrose car fabrication d’un composé toxique).



L’alcool



L’alcool médical à 70° est plus efficace que l’alcool à 90°(c'est bizarre mais c'est comme ça). C’est un désinfectant très efficace contre la plupart des microbes et très rapide. Mais on ne peut pas l’utiliser sur les plaies car en plus de piquer terriblement, il y a un risque de multiplication des microbes sous la couche de coagulat qu’il crée. Donc on l’utilise seulement pour désinfecter la peau avant toute injection (qu’elle soit sous-cutanée ou intramusculaire).




L’eau oxygénée



Elle n’est pas tant utile pour ses propriétés antiseptiques assez médiocres que pour sa capacité à diminuer les hémorragies (hémostatitique) et son effervescence très utile pour nettoyer les plaies sales et faire sortir les petits grains de poussière.





Les autres



La chlorhexidine est un produit intéressant, car incolore et bien supportée. Elle est active sur moins de microbes que la bétadine mais est efficace sur la plupart de ceux qui sont susceptibles de transmettre une infection à la peau. On l’utilise pour la désinfection cutanée des mains, pour la désinfection des plaies.

Mais son effet est assez lent (environ 10 minutes), il faut la conserver à l’abri de la lumière et ele n’est pas active sur les virus, peu sur les champignons.




Il existe des unidoses, très pratiques pour partir en voyage. Il y a aussi des formes de chlorhexidine utilisable en bain de bouche pour les infections de la bouche (aphtes, gingivites, abcès dentaires). Je lui préfère l'iode sauf pour les allergiques à l'iode.




Si vous êtes en panne d’antiseptiques, vous pouvez diluer deux cuillères à soupe d’eau de javel dans un litre d’eau et nettoyer avec ça. L’eau de javel pure brûle la peau, il faut toujours l’utiliser diluée. Pour des grandes étendues à nettoyer, c’est pratique.




2 Contamination par ingestion



a La désinfection de l'eau



L’eau doit être propre (nettoyage par filtre ou chimique avec le micropur par exemple). On peut aussi la désinfecter en la faisant bouillir pendant 10 minutes. Attention, comprenez bien que la désinfection ne concerne que les microbes et surtout les bactéries et les parasites, mais ne vous garantit pas que l'eau ne soit pas souillée par des déchets chimiques.




b. La désinfection des aliments

Dans les pays chauds l'ingestion de plats dans la rue est toujours dangereuse. Votre organisme n'a pas été soumis à ces microbes et n'est pas immunisé. Bien sûr, la notion de convivialité peut disparaître sous un rigorisme terrible. Faites comme vous voulez, mais attention si vous avez des enfants.

Evidemment, il faut laver les légumes. Vous pouvez rajouter une goutte d’eau de javel dans l’eau de lavage, si vous êtes dans des pays où les règles d’hygiène ne sont pas les mêmes qu’en Occident. En rinçant, le goût disparaît. Il est bon de peler les fruits aussi.

N'hésitez pas à faire bouillir ou faire un peu trop cuire même la bonne bavette donné par M'Ougala !

Veillez à la fraîcheur de vos produits. Sur un bateau, surtout sous les tropiques sans frigo, ça pourrit très vite. Sous ces latitudes, si vous n’avez pas de frigo, ne consommez pas un plat préparé à l'avance même du midi pour le soir. Les restes, c’est pour les poissons. Refaire bouillir un plat préparé n’empêche pas le risque d’intoxication. Car certes les bactéries sont détruites mais parfois elles fabriquent des toxines non dégradées par la chaleur, qui sont responsables de diarrhée.

Utilisez des méthodes de conservation éprouvées pour le poisson ou la viande et n’hésitez pas à jeter au moindre doute. Une salmonellose, c’est 5 jours de diarrhée et ce n’est pas forcément bienvenu au milieu de l’atlantique.

Les oeufs sont des aliments qui se conservent assez bien mais sont fragiles. Ne cassez pas vos oeufs dans la poele mais dans un bol et sentez les ! L'odorat est important.

Les laitagesse se conservent très mal sauf les fromages cuits et les laits UHT. N'hésitez pas à gouter et a sentir un petit bout. Si ça pique, c'est tourné. Vous trouverez dans les pays chauds des espèces de crèmes yaourts, qui se conservent à température ambiante. Il n'y a aucun problème pour les consommer si les emballages sont intactes (mais par contre c'est quand même pas très bon).

Le poisson doit être consommé frais mais à 10 heures du matin on peut quand même attendre midi ! Si vous faites un tartare de poisson regardez les flancs de la bête quand vous la découpez; Si vous voyez des fils blancs un peu gros, c'est des vers. C'est fréquent chez le thon. Alors, ne le mangez pas cru, ca donne mal au ventre, bien que le ver ne nous infecte pas vraiment. Dans les zones tropicales, renseignez vous sur la ciguaterra (il y avait un bon article dans HEO).




c.Divers



Lavage des mains, lavage des mains, lavage des mains ! Ne vous rongez pas les ongles, éviter de porter à la bouche tout ce que vous trouvez ... (petite réflexion personnelle, je me comprends). Videz vos poubelles car elles attirent les mouches et les mouches sont de bons transporteurs de microbes., idem pour la vaisselle ou les couches de bébé.




2. Contamination par inhalation



Un mode de contamination assez courant pour beaucoup d'affections des voies aériennes. Malheureusement, il n'y a pas grand chose à faire ... porter un masque en permance ! Mais si vous choisissez cette option, il est probable que vous ne faites pas partie de la catégorie des voyageurs !

Le seul conseil qu'on puisse donner c'est de mettre sa main devant la bouche quand on tousse.




3. Contamination par pénétration



La peau est un très bon « isolant ». Elle protége l'intérieur du corps des agressions microbiennes. Ca rejoint un peu la contamination par contact pour ce qui concerne les plaies. Il faut rajouter la pénétration de microbes par les piqures d'animaux transportant un microbe que ce soient les tiques, les moustiques, les phlébotomes, les chiens, les moutons etc. Dans les pays tropicaux, vêtements longs, répulsifs, moustiquaires sont très importants. On estime par exemple que le risque de paludisme est diminué de 80% rien qu'avec ces règles simples. Faites attention aux animaux. Une morsure de caprin ou d'ovin peut etre à l'origine d'infection cutanées et sytémiques ennuyeuses. N'oubliez pas qu'au Maghreb, en Afrique, la rage existe encore. Quand vous croisez des chiens errants, n'hésitez pas à utilisez la coutume locale qui consiste souvent à s'emparer d'une pierre. Il y a rarement besoin de la jeter pour que le chien s'enfuit (d'autres avant vous lui ont déjà appris).

Un moment qui peut être périlleux, ce sont les soins médicaux : injections, chirurgie, prélèvment, dans des coins perdues sont potentiellement des actes contagieux. Sans passer pour un occidental effarouché, essayez de demander du matériel à usage unique quitte à le payer. On peut même emmener ses seringues et ses aiguilles avec soi.

Il y a un autre risque de contamination par « pénétration » ! Sous entendu certes lourd mais il n'est jamais inutile de vous rappeller que le préservatif, ça se trouve partout dans le monde.Que ce soient des « camisinhas », « condoms » ou autres ça s'utilise pareil et ça protège. Mieux vaut un plastique qu'une chaude-pisse, une syphilis ou un sida...


4. Déséquilibre de la flore locale


La peau, les muqueuses, les intestins sont colonisées par des microbes qui sont indispensables à notre survie, comme les levures sont indispensables à la biere !

Ces microbes sont des bactéries et des champignons. A l'occasion d'un traitement antibiotiques par exemple, un certains nombres de ces bactéries vont être détruites laissant une place vacante qui sera colonisés par d'autres bactéries non détruites ou par des champignons. Ces microbes qui se surdéveloppe deviennent alors génants, pouvant même occasionner des dégats. Le plus classique c'est la diarrhée après un taitement antibiotique mais il peut y avoir d'autres sortes de soucis comme des mycoses vaginales, oesophagiennes, ou des diarrhées « fétides » à clostridium (une bactérie qui peut faire des dégats) par exemple.

Il n'y a pas vraiment de parade efficace acuellement contre ça. On a tendance à donner de l'utralevure pour combattre les diarrhées. Les doses que l'on utilise en ville sont en fait assez ridicules et probablement un peu placebo. A l'hopital, on l'utilise aussi a des doses 5 a 10 fois plus fortes, ça a l'air de marcher mieux mais est-ce scientifique ? Le mieux étant de ne pas gober de médicaments, mais parfois il le faut ...




5. Les vaccinations

Je ne redévelopperai pas ce sujet qui a déjà été traité avec pertinence par Gatsby, mais n'oubliez pas avant un grand voyage de vous faire vacciner. Un minimum pour le « tour du laitier » me semble être : Diphtérie, tétanos, polio, ROR, thypoide, hepatite A, hépatite B, fièvre jaune. Pour les petits rajouter la vaccination ne as oublier l'haemophilus et le pneumocoque pour les touts petits.




D.Conclusion


Développer toutes les infections possibles c’est écrire un livre de médecine. Nous essayerons d’être simple et à la portée de tous, mais ce sera long quand même.

Nous décrirons les infections par type d’organe touché et plus ou moins par symptomes. Mais ne vous impatientez pas, il faudra un moment !
Bon, cet article n'a été relu que par moi, parce que je n'avais pas envie d'embeter mes copains pendant les fêtes. Si ceux-ci voient des fautes, qu'ils n'hésitent pas à me gronder en "private", je ferai les corrections nécessaires.
Est il encore besoin de préciser que ces informations n'engagent en rien la responsabilité de leur auteur ? En tout cas, c'est le cas !

Les derniers commentaires :

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tom
Un grand merci à toi !

Ton sens du partage va nous (moi et ma belle) permettre d'être, à l'avenir, moins angoissé.

Un coup de chapeau pour ce don et à cette qualité que certain non pas ! et n'auront jamais !


T.
jeudi 12 octobre 2006 15:05
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Excellent mémo
S'il est vrai que vouloir rédiger un article complet sur les infections en voyage relève du traité médical, ton article Vincent est une bonne base qui permet d'éviter le pire avec le minimum.

Puis je me permettre 2 reflexions ?

- on parle souvent d'eau de Javel pour désinfecter l'eau de boisson ou l'eau de cuisson (c'est un truc de tous les voyageurs), or, l'eau de Javel peut s'avérer dangereuse dans certains cas (sans rentrer dans les détails, formation d'un composé toxique lors de la présence de certains composés organiques dans l'eau)ou provoquer chez certains des allergies à la longue (j'ai donné !). De plus, l'eau de Javel peut être vendu avec en plus des détergents et des parfums rentrant dans sa composition (beuark, le tajine aura pas le même gout !). Il semble qu'il vaut mieux utiliser le chlore à 2 ou 3% comme désinfectant de l'eau de de boisson ou de cuisson. On peut stocker du chlore en pastille à bord, sous cette forme il reste stable assez longtemps.

- tu ne parles pas des infections parasitaires type bilardiose (super sympa comme bestiole !) qui peut s'attraper dans les eaux stagnantes (ne jamais se baigner dans les zones à risques) ou d'autres petits parasites tout aussi sympas (dont j'ai oublié le nom) qui font qu'il faut toujours que le linge soit repassé dans certains pays où l'eau est douteuse.
Juste quelques reflexes qui me restent d'anciennes expériences africaines. As tu quelques "update" là dessus dans tes connaissances ou expériences ?

Encore merci pour cet article :-)
jeudi 05 janvier 2006 18:14
Je_suis_charlie-2
bruno L
rien à ajouter
ni à enlever, c'est nickel comme d'hab !

Que du bon sens ! La prévention, c'est toujours mieux que les médocs...
:bravo:

Permettez moi d'insister sur l'eau et le savon que tu as indiqué: en effet, une plaie doit être avant tout PROPRE. Si elle est propre, elle est quasiment désinfectée.
Ca ne sert à rien de mettre un désinfectant sur une plaie pleine de terre, sang de poisson, etc... Même si ça saigne, de l'eau du savon (j'ai une préférence pour le liquide à vaisselle, pas besoin de savon dit médical), et bien rincer. Après, un désinfectant si disponible.

jeudi 05 janvier 2006 17:27
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