itineraire d'un matelot gâté (gg)

Equipage le 11/25/2004

je constate que pour certain,il est compliqué d'aborder le monde maritime et des bateaux de par des dificultés d'ordre techniques.il est vrai que les voisins de la mer ont des avantages,mais en ont ils envie comme les autres,et l'envie n'est elle pas le meilleur moteur ?

itineraire d un matelot gate gg habitant la region parisienne,la porte des lilas,mon premier stage de voile,c'etait avec mon ecole technique,et dans le Limousin ,sur un lac.....on avait,ou plutot ,mon pere avait acheté un vaurien d'occase,qu'on avait retapé,et tout les week end ,on descendait sur un etang de l'yonne (bien connu de KPK,)ou on apprenait en regardant les autres et en discutant avec eux.....c'etait genial...
ensuite,nous nous somme raprocher de la mer,et dés que le rugby me laissait un peu de temps,nous venions naviguer,tout temps, à Ouistreham,ou nous campions.....c'etait fabuleux.......
ensuite nous avons louer sur place des ch'tits ship,pour voir.alors,avec des muscadets,midgets,et autre petits bateaux,nous avons testé ,si cela nous convenait....tout cela a pris des années,ou mes lectures etaient axées voile et ou j'attendais la sortie de "bateaux" comme la bible..........
ensuite le pas à ete franchi.mon pere a investit dans un Edel 4 DL.car nous envisagions de le promener avec nous en med ' et à l'etranger........ce qui ne fut jamais fait,car une fois decouvert la Normandie et le cotentin,que demander de plus..............
l'education sur place de la nav aux instruments et comme nous etions privilegiés nous avions une "gonio",(à l'epoque,cela faisait figure de bequille pour les gars qui etaient incapables de naviguer à l'estime.)............ça me rapel quelque chose,les discution sur le gps...........
donc dés le boulot terminé,(en usine)nous montions dans la voiture direction Ouistreham,ou etait notre croiseur (7.20m),et sans repi,quelque soit le temps,on etait sur l'eau.si la mer etait vraiment trop mauvaise,entrainement aux manoeuvres sur le canal......nous n'arretion pas....et on rentrait,à paris en voiture,juste pour reprendre le boulot,encore plus crevé que le samedi midi quand nous l'avions quité,ah!,oui j'oubliais de vous dire que la mecanique,l'outillage,qui etait notre metier,etait effectué dans des conditions trés difficiles et que nous faisions à l'epoque,75 heure par semaine sans nous plaindre,car c'etait normal ,et que nous etions content de bosser car nous aimions notre travail................

dés que nous avions des congés.....les Anglos et la Bretagne nord,le pied......peut de balises,dans les anglos,c'etait un peu n'importe quoi les indications,il falait etre observateur et "rusé",et tout cela etait formidable.....les ports pas equipés pour la plaisance,les pecheurs pas toujours aimables les instalations,inexistantes,donc c'etait genial !!!.l'aventure à deux pas de chez soi.....

quelques années plus tard, aprés un bon nombre de milles dans les courants et les marmites du cotentin,aprés les marsoins croisés regulierement par centaines devant la cote Normandes ,les baleines vue devant Flamanville(avant qu'il y ai l'usine de retraitement)les bancs de bars,les chasses d'aiguillettes,et bien d'autre souvenir.le temps nous etant trop restrain,le bateaux fut vendu.............mais c'est en rentrant des anglos avec lui,et un force 7 contre courant et des vagues de 7 à 8 metres,d'Aurigny,à Cherbourg en passant par le cap de la Hague,ou raz Blanchard ,si vous preferez ,que j'ai "fait" mon fils il y a 28 ans maintenant et son caractere explosif doit en etre une des consequences............
il y eu un break de plusieurs années du au boulot et aussi au rugby et à la plongée,et mes parents ont pris leur retraite à Ouistreham.dans une jolie maison Normande.....depuis ,pour me raprocher d'eux,j'ai changer de travail,et monter ma petite maison ausi à ouistreham....avec une envie tenace,refaire du bateau......et aprés la restauration de quelques barques et canots à bourcet du coin,qui m'on permis de retourner naviguer et pecher en merde maniere traditionnelle,j'ai reussi,à trouver une occase de voilier valable.et c'est ainsi,que j'ai redecouvert mes espaces de jeu en solo sur mon sirocco.quelques année de bonheur,que j'ai rarement partagé,quelques nav' inoubliables ,quelques trouilles memorables,et des bonheurs plein les yeux à chaque fois.
les blemes de sante m'ont fait vendre mon joli 9.30 m et depuis peu ,c'est devenu impossible de resister,il faut y retourner.......
j'ai bricolé à la maison depuis 4 ans,je n'en peut plus.........donc je retape mon nouveau ship,un coup de coeur,un ship de vieux bonhomme,je l'adore deja et je sais que nous allons nous entendre tous les deux......cette fois je le promet,au printemps,on navigue lui et moi.........

c'est rien que du bonheur, d'y penser........

gg. ;-)...............

Les derniers commentaires :

Balise_belge_2
ecumeur
5 noeuds minimum...
Encore un oubli de ma part....
Pour un trajet Cherbourg Guernesey ou retour, il faut assurer une vitesse de 5N sur l'eau, le courant faisant le reste. Cela peut naturellement varier en fonction des coeff.
Si le vent n'est pas suffisantpour assurer ces 5N, il vaut mieux que l'Amiral ordonne au Commandant d'ordonner au chef mécanicien de lancer les machines sans attendre.
Le risque? Se faire refouler par le courant à quelques milles de l'arrivée et repartir pour un tour... de marée.
Egalement, au départ de St Peter pour Cherbourg, je sors environ une heure avant la renverse locale. Je refoule ainsi la fin de courant dans le Petit Russel mais j'ai déja un peu avancé à l'heure de la renverse.
Attention également dans le sens Cherbourg Aurigny à ne pas calculer trop juste pour arrondir la pointe Quenard, au risque de se faire avaler sans rémission par la veine de courant qui descend le long de la côte est d'Aurigny et oblige alors à aller à Guernesey.
A l'heure à laquelle on approche de Guernesey, le courant s'infléchit vers l'ouest. De toute manière, il n'est pas envisageable de naviguer dans ces parages sans une carte détaillée des courants.
jeudi 12 mai 2005 14:14
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Merci pour les infos Philippe
j'y vais pour la première fois début juin, à Guernesey.
J'ai même imprimé ton texte que je mettrai dans mon livre de bord.
Beau texte de GG, que je ne connaissais pas.
mercredi 11 mai 2005 22:03
Balise_belge_2
ecumeur
Les homards de Guernesey...
J'ai oublié l'essentiel : on peut acheter au marché de St Peter (ferme à midi) des homards pour moins de 10£ le kilo... et on vous les cuit!
C'est une escale obligée, il m'arrive même de faire un crochet en rentrant de Cornouaille car il n'est pas désagréable d'avoir chacun un homard de 800g dans l'assiette... avec le vin pour, of course!
mercredi 11 mai 2005 19:54
Balise_belge_2
ecumeur
C'est aussi mon jardin....
... que j'ai retrouvé avec plaisir en même temps que notre ami Gérard.
Dans tout le secteur, de St Vaast aux anglos et au delà, il est amusant de constater que tout le monde part en même temps, pour saisir la renverse favorable à la sortie du port.
Alors quand on ne connaît pas, on peut effectivement savoir quand partir en discutant avec ses voisins de ponton.
Pour aller de Cherbourg vers les anglos, il faut sortir à l'heure de la pleine mer locale à la passe de l'ouest puis raser la côte (si on coupe tout droit, on est obligé de refouler le courant de fin de marée alors que l'on attrape le contre courant favorable un peu après la tourelle du raz de Bannes.Aux abords d'Omonville, on remonte le long des cailloux de la pointe de Jardeheu avec 4 ou 5 noeuds de courant aux fesses. c'est à partir de la bouée Breffort que les choses commencent à s'agiter. J'ai vu un Melody bloqué sur place par une vague!
Si on veut aller à Aurigny, faire un cap compas compris entre 290 (bon vent et faible coefficient) et 310. On prend la renverse au NE d'Aurigny et le courant aide à entrer au 215.
Cela semble facile, mais je l'ai fait une fois (à l'époque de la gonio), sans visibilité par temps d'orage (donc gonio quasiment inaudible).
A éviter absolument, mais nous avons été pris juste au dessus d'Aurigny et nous n'avions plus le choix!
Pour descendre vers Guernesey, il faut gagner au moins 2 milles dans l'ouest avant de redescendre et ne pas virer trop tôt.
Devant la Foraine (juste au sud de la Hague), le courant atteint 12N à mi marée par coef de 95!
Dans ce secteur, pour l'estime, c'est très difficile car tout va très vite et le courant peut être très variable à 1/4 de mille près.
Quand on revient vers Cherbourg, il faut éviter de raser la côte à cause des contre-courants. Il faut arrondir au nord.
Départ d'Aurigny vers Guernesey : le Singe est le pire coin que je connaisse, c'est étroit et bordé de cailloux, c'est un torrent très souvent très agité, avec ces vagues qui déferlent dans tous les sens que décrit Gérard.
L'an dernier, encore une fois coincé là dedans sans visi, la brume est tombée à nouveau alors que nous venions de sortir de la rade d'Aurigny, impossible d'envisager de remonter au moteur pas assez puissant (environ 6N de courant). GPS et sueurs froides! A la sortie, le courant porte au SE vers la Pierre au Vraic, méchant caillou au large de la pointe SW d'Aurigny que j'zai chatouillé avec la quille d'un Mélody!
En cas de doute, remonter au NE avec la fin de courant de flot et redescendre vers Guernesey le long de la côte est d'Aurigny.
Pour le raz Blanchard, Frablo est très optimiste. Il faut éviter vent contre courant à partir de 4 ou 5B avec un gros bateau et préférer descendre le long d'Aurigny.
Dans le Petit Russel, serrer la "rive" ouest et se méfier de Roustel car le courant porte dessus.
Au milieu du Raz, attention au banc de la Schôle (2,70m) reconnaissable à l'eau blanche qui déferle par mauvais temps.
Ce qui est aussi très amusant, c'est lorsque l'on remonte vers Cherbourg. On fait du cap compas 120 pour une route au 70 ou 80. Autrement dit, on sort en crabe!
Il vaut mieux éviter également de faire de nuit ce genre de traite, car on ne voit pas les vagues et on peut se mettre ainsi en situation délicate. Le Singe, jamais de nuit car pas balisé.
Pour les amateurs de sensations fortes à la barre : on négocie la vague No 1, un peu moins bien le numéro 2 et le numéro 3 monte le bateau comme un ascenseur avant de le laisser retomber dans le trou! En fait, le barreur fait ce qu'il peut.
En cas de doute, miieux vaut s'abstenir.
Et pour remonter de Guernesey, si le vent est trop fort, on peut faire le tour par les Casquets ou le passage de l'Ortac, à l'ouest de Burhou (l'île qui se trouve elle-même à l'ouest d'Aurigny).
Comme Gérard, j'ai pratiqué l'Edel 4 et "mon" souvenir est un démâtage au milieu entre Aurigny et La Hague par un bon 5B et un hors bord dont l'hélice déjaugeait. Heureusement pour nous, une famille anglaise qui passait à proximité avait la VHF et le canot RNLI d'Aurigny est venu nous sortir de ce très mauvais pas!
Mais quand on a surmonté toutes ces difficultés, quasi inexistantes par grand beau temps (le raz se franchit alors sans aucune difficulté!), c'est l'escale délicieuse à Aurigny, Guernesey ou de rêve à Sercq à l'ambiance si particulière, fief féodal sans voitures et aux usages multiséculaires. Choisir alors son mouillage en fonction des vents annoncés : Hâvre Gosselin bien protégé des vents de secteur est, Gr^ve de la Ville OK pour vents d'ouest à sud est, Derrible et Dixcart Bays par vents d'ouest. Tenir compte du marnage important pour le mouillage avant d'aller se promener, encore qu'en juillet/aout, ces mouillages soient surpeuplés.
mercredi 11 mai 2005 19:49
Missing
jacquot
petite la mendale quand même!!!!!
et tu vas me la faire regretter en plus ;-)
au fait,ventampoup,je viens de descendre du perchoir et là,pas d'épluchures!!!!!donc tu aurais déjà fait le ménage de si bon matin ;-)
sans rancune :-)
jacquot
mardi 30 novembre 2004 08:56
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