anodes, corrosion, cablage, masse, etc

michel le 10/12/2004
le problème de corrosion electrique, de ses parades et précautions n'est pas toujours clair pour les amateurs, (ni même pour les chantiers!)
ce petit résumé pourra vous aider a y voir plus clair (un peu!)


résumé du problème

anodes corrosion cablage masse etcLe problème de la corrosion electrique, et des précautions ou interdictions associées, est complexe, or ses conséquences peuvent être graves sur une coque métallique (surtout alu) car il peut attaquer la coque. Le problème est moins critique sur une coque plastique ou bois, car limité a des organes ponctuels.
il y a plusieurs problêmes partiellement independants qui brouillent les cartes:

1)la coque et les divers métaux qui baignent dans l'eau,
s'ils étaient isolés entre eux, ils feraient pile selon leurs potentiels d'oxydo- réduction, certains se boufferaient.
En les reliant électriquement , et en y  mettant des anodes qui "polarisent" dans le bon sens ces circuits parasites, on supprime le problème.

Conclusion 1:
Sur tous les bateaux, il faut relier ensemble par de bonnes tresses fixes tout ce qui touche l'eau (étambot, lest, passe coques, keel cooler,etc..), et mettre aussi des tresses souples sur les organes mobiles (safran, derive..)
Mettre des anodes sur ce qu'il est impossible de relier: hélice, arbre...
Sur un bateau métallique, ces tresses sont reliées a la coque en plusieurs points

 Nota1: si toutes ces pieces sont dans un metal unique comme le bronze sur les vieux bateaux, ce probléme disparait: les vieux gréement sans moteurs,construits dans les règles et eclairés au petrole, n'ont pas besoin d'anodes!

Nota2: il existe des systemes a balais sur l'arbre qui le mettent au potentiel de coque

Cet ensemble équipotentiel devient electriquement s'il est bien fait,la "masse coque/mer"

2)la sécurité orages, qui demande de relier aussi a cet équipotentielle les pieces aeriennes: mat, haubans, balcons, portique..par des tresses epaisses

3)le bon fonctionnement radioelectrique des recepteurs et emetteurs, qui demande de relier aussi a cette équipotentielle les masses "radio" des appareils,

nota3: la masse "radio" est souvent la même que le "negatif 12v" mais on peu remplacer la liaison continue par des condensateurs d'isolement.

4) le cablage electrique, qui s'il est réalisé en bifilaire avec un seul retour ponctuel a l'equipotentielle coque/mer ne crée pas de courants externes source de corrosion dramatique
 
conclusion2:
on peut donc relier en un point le circuit electrique et la coque, par exemple parce que le non isolement du demarreur y oblige sur certains moteurs
Mais en isolant entierement ce circuit de la masse "coque/mer" on diminue beaucoup le risque , et on simplifie le controle: toute fuite est mesurable.




Les derniers commentaires :

Portraitphil
1
Pinnothere

Bonjour à tous,
Je viens de lire un à un toutes les participations depuis le début en 2004
J'opte pour le système synthétisé par Michel : circuit bifilaire ET jonction du (-)batterie à ma coque acier.

Pouvez-vous m'aider s'il vous plait, je cherche :
-un balais électrique pour la connexion de l'arbre d'hélice (introuvable en france ?). Qu'en est il des étincelles à ce niveau, d'un point de vue perturbation radio ?

Pouvez-vous dimensionner ou photographier vos réalisations, principalement la jonction (-)batterie sur la coque.

Merci de votre aide.

Amicalement.
Phil

samedi 03 janvier 2015 22:08
mercredi 26 mai 2010 19:23
Missing
yaghan
Merci MICHEL ... mais pour les bulbes en plomb, rapportés sur alu
.... Merci pour cet article qui a le mérite de résumer un trés long fil ...
Ce que j'en ai retenu, c'est que sur une coque alu, on relie tout et tout le monde (coque, arbre moteur, axe safran, lest, etc ...) avec des tresses de masse ... et on met sur cet ensemble "masse coque" des anodes sacrificielles pour protéger tous les éléments cités ci-dessus.
Pour le circuit électrique : du bipolaire exclusif, et le tout isolé de la "masse coque" ... sauf peut-être dans la phase de démarrage moteur.
SUPER, c'est clair !
... mais quid du LEST en plomb dans le cas de bulbes rapportés sur des voiles alu ... ????
C'est le cas sur mon projet, et j'avais prévu d'isoler les deux 1/2 bulbes du voile de quilles en alu, par une couche de polymère ... et j'avais même envisager de stratifier chaque 1/2 bulbe avec une couche de verre et résine epoxy ...
Hors, dans l'article, tu conseilles de relier le lest à la "masse coque" ... Me trompe-je ?
J'avais prévu d'isoler mes bulbes plomb ed l'alu, par similitude avec ce que j'ai pu voir chez DUJARDIN avec un DL où le lest était noyé dans de la résine, au fond du puit central ...
lundi 15 octobre 2007 17:54
---
C à m'amène à poser la question...
..de l'orage à bord.
Dans mon cas, vu 2 fois seulement,et à coté, pas sur nous,poutant la tension était bien là...
Mon cdb, à l époque,avait fait sortir une chaine que l'on avait entourrée plusieurs fois en pied de mat(alu), un brin chopait cadènes et chandelier avant de plonger dans l'eau;L'autre brin pareil pour l'autre bord....

Le boat était un plastoc...
Mes questions, vous,vous feriez quoi?

Un bato métal constitue une cage protectrice (Faraday) pour les matelos.Ouais, mais un tuppermare??Est ce que l'énorme humidité du moment y pallie ??

Et enfin,mon mat est en bois...SiSi.
à vous lire.
JC
mercredi 10 octobre 2007 12:52
---
Heueu..Alain
..Je pense que les problêmes de masse de marie sont réglés depuis...2005.

Par contre, çà a fait remonter ce fil très interressant...J'ai adoré.
On comprend l'origine de l'expression: etre à la masse..
mardi 09 octobre 2007 13:31
Voir tous les commentaires
Retour