Moyenne sur les courants !!

A propos des moyennes sur les courants…

 

  1. Quand doit-on envisager d’utiliser une moyenne ?

 

Raisonnons sur un exemple :

dans la baie de Quiberon ; PM à 14 h ; coefficient de marée 95 ; la lecture du tableau pour le point C donne :

PM – 4     352°     0,7 noeud

PM – 3     336°     0,5 noeud

 

Si on souhaite connaître les caractéristiques du courant pour la durée entre 10 h et 11h (de PM – 4 à PM – 3), il suffit de considérer la première ligne du tableau :

352° ; 0,7 nd.

(Un bateau qui navigue avant PM – 3 n’est pas concerné par les caractéristiques d’un courant qui débute à PM – 3.)

 

Si on souhaite connaître les caractéristiques du courant pour la durée entre 10 h 30 et 11 h 30 (soit de PM – 3,5 à PM – 2,5), il faut « moyenner » le courant sur les deux lignes en n’oubliant pas qu’il s’agit d’une grandeur vectorielle !

 

  1. Quelle moyenne prendre ?

 

Dans plusieurs ouvrages de préparation au permis hauturier (dont le code V.....), l’auteur effectue séparément une moyenne des directions  et une moyenne des vitesses:

Direction : (352+336)/2 =344° et vitesse : (0,5+0,7) = 0,6 nd.

 

Cette méthode est fausse et ne doit pas être utilisée.

Ici les valeurs exactes sont 345° et 0,59 nd et l’écart est, certes, faible mais qu’en est-il, lorsque direction et vitesse du courant varient rapidement ?

 

Les (futurs) possesseurs du permis hauturier ne navigueront sûrement pas tous et tout le temps dans la zone concernée par la carte d’examen où les courants sont assez modérés…

Voyons sur cet autre exemple : un bateau navigue, entre PM + 0,5 et PM + 1,5, au nord de l’île de Jersey:

PM           120°     0,4 nd

PM + 1     321°     1,7 nd

 

L’application de la « méthode des moyennes séparées » donnerait :

 Direction : (120+321)/2 = 220,5° et vitesse : (0,4+1,7)/2 = 1,05 nd

.

La construction géométrique (ou le calcul trigonométrique) donne en réalité :

327° et 1,33 nd

L’écart représente 106,5° en direction et presque 27% en vitesse ! Il n’est plus acceptable.

3) Construction géométrique du vecteur-courant moyen

 

On trace le vecteur-déplacement correspondant à la première demi-heure de courant (de PM + 0,5 à PM + 1) puis, à partir de son extrémité, le vecteur-déplacement correspondant à la deuxième demi-heure de courant (de PM + 1 à PM + 1,5).

Les caractéristiques du vecteur-courant moyen entre PM + 0,5 et PM + 1,5 se lisent facilement sur le diagramme.

Les derniers commentaires :

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holothurie

On trouve dans l'ouvrage n°550 du shom, consacré aux courants de marée, les précisions suivantes (p.21 et 22) :

"On peut admettre finalement que, par beau temps, et pour des courants dont la vitesse maximum est de 2 à 3 noeuds, la vitesse prédite en vive-eau présente une approximation de 15 à 20% et la direction une erreur possible d'une vingtaine de degrés. En morte-eau, les erreurs relatives sur la vitesse sont plus fortes, mais le courant étant moindre, l'erreur absolue est comparable à ce qu'elle est en vive-eau.
Sur les heures des étales et des maxima on ne peut espérer avoir, même par beau temps, des inexactitudes inférieures à 15 minutes.
Aussitôt que les conditions météorologiques sont défavorables, il est pratiquement impossible de donner un ordre de grandeur de l'erreur à laquelle peut conduire la prédiction du courant en ce qui concerne les vitesses et les heures des étales."

Il ne me parait pas utile de vouloir compenser cette imprécision par un pinaillage qui, de plus est mathématiquement faux : une moyenne est valable pour une fonction linéaire, pas pour une progression qui n'est même pas systématiquement sinuosidale.
Le programme du permis hauturier est loin d'être une référence en matière de navigation dans les zones à courants de marée, puisqu'il ne propose qu'une méthode de calcul basée sur des courants constants.

lundi 12 janvier 2015 18:11
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Calypso2

il ne faut pas faire de moyenne car il s'agit d'addition geometrique ou vectoriel et non d'addition arithmetique ne pas confondre.

Donc dans un premier temps on trace les vecteurs (direction et grandeur) les uns apres les autres ... et ensuite sur ce cremona on trace le vecteur temps entre la moitié de l'un et la moitié de l'autre ainsi on a la direction et la force de la resultante ....

Puis à la direction obtenu on addition arthmetiquement en plus ou en moins l'angle de derive dû au vent (s'il y a derive)

vendredi 14 février 2014 14:35
Capture01
Oliv44

La seule extrapolation (sur abaque) qui compte c'est celle qui ramène le courant à la valeur du Coef du jour: les données sur les cartes des courants sont celles des coefs 45 et 95.
le reste, c'est plutôt la qualité de ta nav qui te préserve.
Commencer à couper le courant en quatre, alors il te faut également prendre en compte la topographie du fond en compte, le courant de vent, le courant de salinité et le courant de pente entre les points Anticyclone et Dépression en fonction de leur puissance et de leur distance respective...

vendredi 14 février 2014 13:35
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kikinoux

Salut;
Bon, devant un examinateur un jour d'exam, OK pour une extrême précision de calcul . Avec les ans et les milles qui passent, c'est un peu comme conduire son auto, on envisage plutot la route par rapport à son heuure d'arrivée et entre deux on profitte du paysage en regardant les nuages et pas la feuille de calcul . Enfin, j'engage que moi .

vendredi 14 février 2014 10:56
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(larent le hareng)

quand il s'agit de faire une estime (et j'imagine que c'est le sens de ton article), la construction est toujours géométrique; forcément, sinon, cela n'a pas de sens;
jamais vu que l'on faisait des moyennes de directions et de vitesses

vendredi 14 février 2014 10:55
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