maquette hydrostatique

Equipage le 11/21/2000
Plutôt que d’acheter et d’apprendre à utiliser un logiciel de CAO complexe, Une maquette technique permet énormément de vérifications « statiques »


maquette hydrostatique

MAQUETTES HYDROSTATIQUES

Une maquette technique (conforme en statique) permet de vérifier concrètement et avec une précision suffisante pour éviter les erreurs significatives:

  • courbe de stabilité
  • autoredressement par carène liquide
  • insubmersibilité
  • ergonomie des aménagements
  • esthétique


  • On peut aussi jouer avec en la faisant naviguer, mais sans en tirer de conclusions applicables: Il est extrémement difficile de faire de vrais essais hydrodynamiques de carène ou de voile en amateur (bassin des carènes, souffleries, !)

    Une bonne échelle est le 1/10eme, car trop petite, il est difficile de respecter les échantillonnages.. à cette échelle très pratique, 1 tonne=1 kilo et 1kilo=1g. L’épaisseur de coque de 2 à 3mm est faisable.
    Pour être utilisable, tous les organes importants en masse et flottabilité doivent ètre repectés en épaisseur, densité (mais un autre matériau est possible : difficile de faire du polyester..)
    Les réservoirs sont en bois plein, le moteur en bloc d’alu etc..
    Le lest en fonte peut être remplacé par du zinc de même densité, facile à couler ou écraser en forme quelconque.
    Le mat doit être très soigné en densité et masse.
    On vérifie le déplacement sur une balance de cuisine.

    L’imagination peut se donner libre cours : coque en polycarbonate transparent pour voir ou arrive l’eau au chavirage, par exemple.

    Il faut de préférence une piscine pour les essais. Inutile de dire qu’on s’amuse bien s’il fait beau, mais il faut rester très sérieux. La maquette nous a surtout servi à vérifier « de visu » ce qui se passe au chavirage et au redressement:

    1)essai de stabilité :
  • le bateau est droit
  • on tire le mat avec un fil jusqu'à l’avoir sous l’eau
  • on cherche l’angle de redressement limite
  • On trouve bien les 120° calculés (ouf !)


  • 2)Essai d’autoredressement
  • le bateau est à l’envers (pas de surprise : il y est très bien et stable)
  • on ouvre un orifice dans la coque (arbre d’hélice)
  • il se remplit doucement par les fuites de pont :
  • après quelques temps, il bascule soudain , se redresse,
  • miracle il est redressé ! la carène liquide à agit comme dit la théorie (c’est très difficile à calculer)
  • on mesure le volume d’eau qui est dedans (c’est ce qu’il faudra pomper !, c’est énorme)


  • Quand tous les essais « humides » sont achevés, on peut passer aux aménagements, plans de pont etc.. Les essais technique achevés, la maquette peut être décorée, équipée de télécommande, et si les enfants sont motivés, elle peut naviguer avant le vrai bateau !




    Les derniers commentaires :

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    beaucoup de boulot!!
    vérifier des résultats de calculs sur plans par des éssais en statique, je n'en vois pas l'intérêt ;-)
    Ce qui serait intéressant ce serait de faire les essais en dynamique mais quid de la houle du clapot et des vagues vicieuses créées par le sillage des "maudits moteurs" :-(
    pour moi le seul intéret d'une maquette, c'est qu'elle permet de travailler l'estétique du roof et la déco
    vendredi 06 février 2004 17:34
    Dsc02181
    Basile
    Voilà le dessin
    :-)
    vendredi 06 février 2004 16:39
    ---
    Et comment elle roule au mouillage ta maquette, Michel ?

    C'est ce que je cherche à savoir. Différence de comportement entre une coque à stabilité de forme, et une autre très lestée.

    Il me semble qu'une coque étroite bien lestée reste verticale lorsque la vague la soulève.
    Alors qu'une coque large suit l'angle de la vague.
    C'est l'impression que j'ai avec le mien, à chaque fois qu'un pêcheur passe à 5 h du mat.



    vendredi 06 février 2004 16:36
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