Apprécier rapidement l’importance de la dérive

Equipage le 10/14/2002
Un tableau vous permettant d’apprécier rapidement l’importance de la dérive, ce qui peux permettre de se donner une opinion sur la vigilance qu’on devra avoir vis-à-vis de l’estime ,en particulier par petit temps et faible visibilité


Utilisation du tableau de calculs des courants

Ce tableau permet d’apprécier rapidement l’importance de la dérive, ce qui peux permettre de se donner une opinion sur la vigilance qu’on devra avoir vis-à-vis de l’estime, en particulier par petit temps et faible visibilité : en particulier, si on est peu enclin à démarrer le moteur l’été, quand il y a pétole, on risque d’être déporté de façon importante vers des dangers, alors que dans le cockpit, on se laisse bronzer tranquillement !
Dans un autre contexte, quand on touche une bonne brise et que le bateau marche à un bon 5 nds ,on aurait tendance à minimiser l’action d’un courant de moins de 2 nds, alors que le tableau révèle une dérive de 20° avec 1,75nds !
Enfin, on entend souvent le barreur rouspéter car  le vent a soit-disant refusé ; il est évident qu’en prenant toujours le même amer en ligne de mire, même avec une vitesse de 6 nds, on dérive déjà de 5° avec un courant pourtant faible de 0,5nds, ce qui oblige alors à redresser le cap et à border encore plus serré le cas échéant ; et donc, si le vent mollit…

Nouveau paragraphe

apprecier rapidement limportance de la deriveLa « vitesse du courant », c’est la composante traverse (part perpendiculaire du courant)

La dérive donnée par le tableau constitue la valeur absolue ; la dérive  algébrique est :
  • positive si la  dérive porte à l’Ouest ou sur Tribord
  • négative si la dérive porte à l’Est ou sur Babord
Quand on veut connaître la route surface à partir de la route fond, on doit retrancher la dérive :
  RS = RF – dérive et donc la valeur doit être :
  • minorée si dérive Tribord
  • majorée si dérive Babord (car –[-]=+)
Il faut effectuer le même type de correction pour intégrer la dérive due au vent afin de passer de la route surface au cap vrai ; au près serré avec une mer hachée, la dérive due au vent peut atteindre 10 à 20° selon le barreur.


Les derniers commentaires :

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johann
et si
on mettait tout sur le même plan?

Soit, le gps peut tomber en panne mais pas plus que :

-le sextant tomber et se casser (ou un ciel bouché, ou une erreur de calcul ou de lecture des tables...)

-le sondeur ne pas être bien étalonné ou se mettre en vrac (c'est le cas du mien qui me dit qu'il y a 2 metres de fond alors que je sais qu'il y en a 50)

- la visi tellement pourrie qu'on y voit rien et alors les amers, les alignements, l'observation de la dérive... ben y'a plus. Sans compter que pour reconnaitre un feu de nuit quand on arrive sur une côte inconnue éclairée comme le chateau de versaille, et bien c'est pas facile.

et enfin du vent et du crachin dans la gueule qui fait qu'on plisse les yeux parce que ça fait mal et que du coup on est aveugle.

Sans parler du point à calculer et à tracer avec les relèvements sur la carte quand on est seul à bord dans le trieux à tirer des bords.

Je me rappelle de mon père (excellent marin de la vieille école) qui m'a appris énormément de chose, dont le sens marin (et de ne pas écouter les conseils des grands navigateurs sur les pontons ou au bar du coin, plein d'exploits et de science en bouche), et qui me tannait pour que je lui apprenne à se servir du gps qu'il venait d'acheter parce que quand même "gast, on peut plus s'perdre avec s'machin!"

Personnellement, j'applique la méthode dite de la démerde (j'ai déposé le brevet) : quand je vois un truc qui me semble bizarre ou qui me plait pas, je cherche pourquoi et je me sert de tout ce que je peux.

Y compris, et j'entends personne en parler, appeler les bateaux, sémaphores ou tout marin sur zone qui veille la vhf pour lui demander si il me voit sur zone (j'ai pas de radar et c'est ce que j'ai fait au printemps dernier en revenant d'irlande dans la pétole entre les scilly et la cornouaille pour pouvoir pioncer un peu peinard).

un truc pour le jus : regarder son sillage, tout simplement.
lundi 01 novembre 2010 14:55
Missing
vanbellel
tableau
bonjour Claude,

l'image du tableau n'est pas utilisable car pas de bonne qualité.

pourrais tu m'envoyer une version meilleure ?

merci

Laurent
jeudi 06 mai 2010 13:02
Identit_daniel
daniellouis
de la similitude avec l'aviation
En tant qu'ex-pilote pro, je peux vous dire :

1/ que les dérives en aviation peuvent atteindre 20° et plus, car il n'est pas rare d'avoir des vents en altitude de plus de 100 km/h (sans sensation de tempête pour autant, car le vent est stable)

2/ qu'en vol IFR, sans visiblité par définition, on fait confiance aux instruments, puisqu'il n'y a pas d'autre référentiel ; mais on dispose de plusieurs instruments de nav INDEPENDANTS qui, en tout état de cause, doivent donner des informations cohérentes ; et si d'aventure l'une des informations n'est plus cohérente avec les autres, on doit sur le champ être en alerte maxi et au final éliminer du raisonnement l'instrument en cause.

3/ si l'on veux procéder avec le même esprit en bateau, il est primordial de ne pas utiliser un seul GPS, mais deux, dont un portatif à batterie. Et corréler les informations avec le visuel, voire avec le sondeur en aterrissage n'est pas un luxe, mais une nécessité.

4/ la qualité de la maintenance des appareils électronique, de leur alimentation et de leurs connexions, est primordiale, tant en aviation qu'en bateau. On ne peut pas laisser sa vie à la merci d'un bricolage.

Tout le monde comprendra bien que l'on se sent en sécurité, et que l'on est vraiment en sécurité, quand on "sent" que toutes les infos sont cohérentes

Il m'est arrivé d'aller mouiller, en pleine nuit noire, à moins de 100 m d'un rivage, avec un bon lecteur-traceur-GPS et un bon sondeur, mais en approche à vitesse très réduite, et dans des endroits que je connaissais de longue date pour les avoir fréquenté de jour ; si en plus vous disposez d'un radar, l'accident est quasi impossible...
dimanche 24 janvier 2010 16:37
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jp
bien compliqué tous vos trucs
sur un hélicoptère, l'indicateur de dérive est un simple bout de laine accroché sur un fil de fer.. et si ça marche sur un hélicoptère 100 fois + compliqué et 20 à 50 fois + cher que vos bateaux, je ne vois pas pourquoi ça marcherait pas :-D

amicalement
jeudi 13 octobre 2005 15:04
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totor
j ai pas tout lu...
peut etre quelqu un a deja dit, mais dans l absolu, si tu traine un plomb de sonde derriere ton canote, le bout ammarre au centre d un grand rapporteur place horizontalement sur ton tableau arriere, tu lira en direct ta derive / vent , au presque degre pres, si t as un grand rapporteur...

Autrement, a l oeil sans rapporteur... ;-)
mercredi 12 octobre 2005 23:03
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