Erik Lerouge : les Pulsars 30 & 31

erik le 04/10/2009
Après le Vik 100 d'Érik Lerouge, voici 2 nouveaux trimarans, les Pulsars 30 et 31.

Les trimarans sont de jolies engins fort séduisants, cependant , ils souffrent d'une particularité, ils sont fort coûteux à réaliser. La première raison est qu'ils comportent moitié plus de pièces et de moules à construire qu'un catamaran grevant la main d'œuvre. La seconde est que la surface de bordé est supérieure, grevant les matières premières. S'y ajoute une offre assez réduite, voire inexistante pour certains programmes, obligeant à une onéreuse construction à l'unité.
Tout n'est cependant pas perdu aux amateurs des bébêtes à 3 pattes et voici deux approches complémentaires du trimaran transportable d'une trentaine de pieds qui restent abordables pour des amateurs éclairés.
Le trimaran est en effet particulièrement indiqués pour les constructeurs amateurs qui valorisent facilement leur temps passé en créant des voiliers d'exception introuvables en série ou sur le marché de l'occasion. Les pièces sont de petites dimensions et ne nécessitent pas un hangar démesuré, facilement chauffé. Toutes sont transportables par la route.

Le PULSAR 30 est un trimaran de compétition. Il est conçu pour être compétitif dans toutes les conditions de course, en équipage comme en solitaire, en côtier comme en hauturier. Son but est de gagner en temps réel la classe VI tout en étant optimisé pour un rating de 1,25 en MULTI 2000. Aussi, il n’a pas été nécessaire de dépenser une fortune avec des matériaux High-Tech. Depuis son lancement, il truste les victoires en Scandinavie.
Un trimaran possède beaucoup d'avantages pour ce programme. Il possède une surface mouillée minimum pour son déplacement, beaucoup de stabilité latérale, un franc-bord raisonnable et un centre de gravité abaissé. En course, l'expérience a démontré qu'un trimaran était avantagé lorsque le poids et la voilure sont seuls mesurés comme dans la jauge MOCRA.

Le PULSAR 31 s'en est inspiré pour obtenir des performances similaires mais il offre un réel confort de croisière avec la hauteur sous barrots, une cabine double et un vrai carré dans les limites d'un gabarit et d'un poids toujours transportables.
Un trimaran transportable procure un bon espace habitable dans sa coque principale. Assemblage et remorquage sont faciles à partir d'une remorque adaptée.


Construction

Le premier PULSAR 30 a été construit professionnellement par le chantier Finlandais ANTILOOP. Les matériaux furent sélectionnés pour réduire le poids et augmenter la raideur où cela était réellement nécessaire tout en maîtrisant le budget. La résine époxy et des tissus de verre unidirectionnels furent donc utilisés comme un bon compromis poids/coût.
Les coques et ponts sont réalisés en deux moitiés dans des gabarits femelles avec un plan de joint vertical pour obtenir une liaison pont-coque arrondie.

erik lerouge les pulsars 30 31

La méthode CORE-CELL Bead & Cove de lisses de mousse SAN posées sur de simples gabarits a été utilisée. Elle évite la nécessité d'un mannequin et le carrossage est facilité par rapport à la construction en sandwich habituelle.
Les bras de liaison sont en carbone, réalisés sous vide sur moule mâle. Ils sont boulonnés dans leurs empreintes pour un démontage facile sur la version transportable. Les bras de la version course au large sont stratifiés sur les flotteurs pour simplifier la construction, augmenter la raideur et réduire le poids.

erik lerouge les pulsars 30 31

La dérive est en carbone sur mousse shapée.
Les cadènes sont en composite. C’est à la portée du constructeur, esthétique et évite le recours à un sous-traitant comme les problèmes de boulonnages et d’étanchéité. Les efforts du gréement sont répartis harmonieusement en dégradé sur les peaux des bordés.

Une évolution "High-Tech" est prévue, construite sous vide sur moule mâle avec post-cuisson pour gagner encore du poids et de la raideur. Les cloisons sont en sandwich réalisées sur marbre. Bien que du carbone puisse être utilisé avec le budget correspondant, du verre unidirectionnel permet déjà d’obtenir des coques légères.

erik lerouge les pulsars 30 31

Le plan standard du PULSAR 31 est prévu pour une construction en sandwich mais le pont central est réalisé sur une peau intérieure en contre-plaqué. Celle-ci est fixée sur les cloisons en contreplaqué et deux bauquières, des plaques de mousse sont collées dessus puis la peau extérieure est stratifiée.
Plus de mannequin, pas de reprises de stratification intérieures et le dessous du pont, prêt à peindre, ne nécessite pas de vaigrage. Grâce à l'époxy, de sensibles économies de temps et de fourniture sont ainsi obtenues. La structure est simplifiée et l'isolation nettement améliorée en comparaison avec un pont en contreplaqué.
La dérive est en bois stratifié de carbone.
Les poutres sont également réalisées en composite permettant un fardage minimum, une faible prise aux vagues et une indéniable esthétique. Des lisses de mousse sont posées dans des gabarits femelles puis la peau intérieure stratifiée. La peau extérieure est stratifiée en Unidirectionnels de verre après pose de la face arrière réalisée sur marbre. Elles sont démontables pour le transport.

D'autres méthodes de construction sont envisageables pour les PULSAR. Selon le projet de chacun, il faudra faire la part des performances, de la facilité de transport, de l'isolation, des possibilités de construction et du budget.
Si les conditions de construction ou des impératifs d'approvisionnement l'exigent, une construction traditionnelle en sandwich polyester sur mannequin reste possible.
Les plans des PULSAR peuvent être adaptés au strip planking. Des lisses de Red Cedar stratifiées extérieurement et intérieurement d'unidirectionnels de verre. Les flotteurs sont alors pontés en contreplaqué. C'est un moyen sympathique, rapide et économique pour construire ces coques en forme, mais son poids sera supérieur au sandwich et l'isolation inférieure.

Dans tous les cas, les aménagements font partie de la structure et sont découpés à partir d'un tableau de cotes ou de nos fichiers informatiques. Des plans précis sont réalisés en 3D ce qui permet un lissage parfait du plan de formes.

Pour finir, les moules femelles d'un Quasar 31, version de production du Pulsar 31, sont débutés! Voici la coque centrale

erik lerouge les pulsars 30 31

erik lerouge les pulsars 30 31

et le demi-flotteur

erik lerouge les pulsars 30 31

puis le mannequin de pont

erik lerouge les pulsars 30 31


Architecture

La tenue de mer dépend de la bonne distribution des volumes. Les PULSAR sont larges pour procurer la grande stabilité latérale nécessaire avec des flotteurs volumineux pour amortir le tangage et résister à l'enfournement.
Une longueur flottaison maxima est recherchée pour obtenir le maximum de performance et de flottabilité dans une longueur donnée.
Les sections semi-circulaires donnent le moins de traînée pour un poids donné, amortissent le tangage, procurent une portance dynamique à l'étrave et facilitent la maniabilité. Les flans sont très évasés au-dessus de la flottaison pour obtenir des mouvements plus doux par mauvais temps, accroître l'espace intérieur et réduire les contraintes structurelles.
Le fardage est important sur un multicoque. Le pont profilé des PULSAR et leurs liaisons pont-coque arrondies améliorent sensiblement leurs performances au prés en comparaison avec une forme angulaire de même volume. Les manœuvres au port sont également facilitées avec moins de prise au vent.

Ces trimarans de dernière génération sont conçus comme des catamarans à trois coques. La coque centrale possède une surface mouillée minimum par petit temps.
Les flotteurs sont aussi longs que la coque centrale pour assurer la stabilité longitudinale et ont suffisamment de flottabilité pour lever la coque centrale en course. On obtient ainsi une plate-forme très sure par gros temps.
Seulement un flotteur touche l'eau pour donner une légère gîte par petit temps et afin que le flotteur au vent ne touche jamais les vagues dans le clapot.

La dérive sabre dans la coque centrale procure un cap excellent et un virement de bord aisé.
Les safrans sont sur les flotteurs pour un contrôle optimum et une traînée minimum. Ils sont compensés pour une barre douce et précise.

Cette conception de trimaran résolument orientés vers la performance et la puissance en mer se prête mal aux flotteurs repliables tant à la mode. En effet, un flotteur long et volumineux pour tenir un gréement très puissant est fort encombrant. Les systèmes repliables dépassent fréquemment le gabarit routier ou augmentent la longueur dans un port. Est-ce donc bien nécessaire? L'expérience montre que l'on rencontre très peu de trimarans de cette taille réellement transportés sur route ou bras repliés dans un port. En revanche, pour le surcoût des bras repliables, on peut s'offrir des places de port pendant quelques années! Tandis que l'augmentation de poids, la moindre raideur, le fardage supplémentaire ou la moindre flottabilité d'un flotteur restent présents pour toute la vie du bateau.
A mon sens , un trimaran à bras repliable demande une toute autre conception avec des petits flotteurs et ce n'était pas dans le cahier des charge de ces PULSAR 30 et 31.


Gréement

Le gréement fractionné du PULSAR 30 avec mât rotatif a prouvé qu'il est le plus efficace en course. Une importante grand-voile à corne facilite le contrôle du bateau en cas de survente.
Le foc à ris est autovireur. Pour certaines jauges, un étai creux avec différents focs sera préféré.
Le vit de mulet est sur le pont pour éviter de stresser le mât et pour faciliter les prises de ris. La grand-voile bénéficie d’un effet de plaque d’extrémité.
La version Open destinée à courir uniquement en temps réel aura un gréement encore plus haut ce qui nécessitera une largeur accrue. Le rapport poids/puissance obtenu donnera un potentiel supérieur aux fameux Formule 28!


erik lerouge les pulsars 30 31


erik lerouge les pulsars 30 31


erik lerouge les pulsars 30 31


erik lerouge les pulsars 30 31


erik lerouge les pulsars 30 31


Le gréement fractionné du PULSAR 31 est également un bon gréement de croisière avec des petites voiles d'avant. Le mât rotatif a des qualités en croisière: Hisser la voile ou ariser sont facilités par la moindre friction des coulisseaux lorsque le mât est orienté dans le prolongement des lattes et il est même possible d'amener la grand-voile au portant par mauvais temps dans ses lazy-jacks.
Un mât élevé est également souhaitable en croisière. Cela donne de la puissance au bateau donc améliore le cap au prés et réduit le tangage. Il est préférable d'utiliser dans le médium une voilure de route décente plutôt que de défoncer les voiles de petits temps sur un bateau sous-toilé.
Le foc possède un léger recouvrement et est monté sur enrouleur pour la croisière. Un foc à ris autovireur est une autre possibilité.

Un bon choix de drifter, gennaker ou spi en tête est disponible. Le spi lourd est au capelage. Tous sont amurés du bout-dehors.

Le mât rotatif est préconisé en carbone avec haubans Kevlar.
Tout gain de poids dans les hauts est non seulement bénéfique pour les performances mais contribue également au confort en mer en réduisant le tangage et participe à la sécurité en limitant les risques d'enfournement. Le mât plus léger est appréciable pour le transport.
De même, les haubans en Kevlar, les drisses en Spectra, les voiles en Kevlar, le hook de drisse de gennaker apportent de grands bénéfices de vitesse et de sécurité.

Avec 200 heures de travail et pour un coût inférieur, un mât-aile en contreplaqué/carbone/époxy pourrait gréer le PULSAR 31 mais il devra être un peu moins haut pour conserver un poids raisonnable.

Un mât fixe aluminium serait économique mais devrait être sensiblement plus court pour rester d’une section et d’un poids acceptable pour le tangage et la sécurité. Cela gâcherait les performances escomptées. On espère la mise prochaine sur le marché d'un profil alu de mât rotatif correspondant à cette taille de multicoque.


Aménagements

La coque centrale du PULSAR 30 est évasée pour accroître le volume intérieur sans nécessiter de redan latéral. Les aménagements sont fonctionnels pour la compétition et les convoyages et satisfont les exigences de la MULTI 2000 et du MOCRA. Pour un programme de course, il est en effet inutile de grever le coût et le poids avec l'intérieur!

La coque centrale du PULSAR 31 est fortement tulipée pour accroître encore plus le volume intérieur et procurer un agréable plan de pont pour la manœuvre ou le mouillage.
Les aménagements sont confortables pour un bateau transportable avec un agréable volume visuel dans le carré, une cuisine décente, des toilettes séparées, une belle cabine avant et suffisamment de hauteur sous barrots.

erik lerouge les pulsars 30 31


Plan de pont

Le plan de pont du PULSAR 30 est conçu pour barrer et régler les voiles depuis le flotteur au vent en course. Le cockpit de la coque centrale a été supprimé pour permettre un passage aisé de l’équipage au virement de bord ou à l’empannage.

erik lerouge les pulsars 30 31

Le PULSAR 31 bénéficie d'un grand cockpit protégé prolongé d'une agréable jupe. Par beau temps et au mouillage, les trampolines augmentent la surface utilisable.
Les coffres étanches des flotteurs accueillent les pare-battages et aussières.

Un petit hors-bord au tableau suffit à propulser ces bateaux légers qui n'ont pas trop de fardage. Le nouveau Torqeedo électrique serait parfait.


Ce concept de trimaran transportable a un grand futur:

Son programme de course n’a pas de limite avec la possibilité d’être tracté vers tous les Grand Prix Européens, comme courir sur les lacs Suisses au printemps, profiter de l’été Scandinave et terminer la saison en Méditerranée!
Pourtant, avec plus de 9m de long, ses capacités hauturières sont certaines avec une vitesse de croisière soutenue. Beaucoup de transports routiers qui auraient été nécessaires en Micro ou en Formule 28 peuvent être ainsi remplacés par un convoyage par mer beaucoup plus agréable.
Des courses au large comme la fantastique Round Britain ou le fameux Fastnet peuvent faire partie de son programme.
Un grand frère de 35 pieds permettant la participation à légendaire Transat est prévu.

A l'opposé d'un monocoque conventionnel lent fréquentant toujours le même plan d'eau, la vitesse soutenue du PULSAR 31 augmente le rayon d'action tandis que le transport offre des horizons constamment renouvelés. La possibilité de stocker facilement à terre pour hiverner réduit sensiblement le budget annuel.
Un grand frère hauturier de 36 pieds est également disponible.


Caractéristiques PULSAR 30 standard
Longueur : 9,15m
Longueur flottaison : 9,15m
Largeur : 7,68m
Tirant d'eau : 0,39 / 2,02m
Poids lège : 1000kg
Déplacement en charge : 1500kg
Mât rotatif carbone : 13,60m / 4m²
Grand-voile lattée : 43m² ; 3 bandes de ris
Foc autovireur : 20m²
Drifter : 34m² ; envoyé libre
Spi asymétrique : 85m² ; sur tangon fixe
Hauteur sous barrots : 1,50m
Moteur : 8CV hors-bord
Rating MULTI 2000 : 1,25
Construction en sandwich sur mannequin mâle ou bois époxy

Caractéristiques PULSAR 31 standard
Longueur : 9,50m
Longueur flottaison : 9,50m
Largeur : 7,90m
Tirant d'eau : 0,48 / 2,13m
Poids lège : 1500kg
Déplacement en charge : 2300kg
Mât rotatif carbone : 14,70m / 5m²
Grand-voile lattée : 46m² ; 3 bandes de ris
Foc sur enrouleur : 25m²
Drifter : 47m² ; envoyé libre
Spi asymétrique : 92m² ; sur tangon fixe
Hauteur sous barrots : 1,75m
Moteur : 10CV hors-bord
Rating MULTI 2000 : 1,35
Construction en sandwich sur mannequin mâle ou bois époxy


ERIK LEROUGE YACHT DESIGNS
La Touche
85240 FOUSSAIS-PAYRE
FRANCE
Tel: +33 (0)2 51 51 46 45
Web: http://www.lerouge-yachts.com
Email: design@lerouge-yachts.com

Les derniers commentaires :

Avatar
clarivoile
flotteurs

Pour un peu plus de clarté, je reprends la discussion commencée plus haut entre Bus et Erik.

Erik disant:
"Les flotteurs qui prennent l'impact des vagues est la vraie faiblesse des trimarans.
C'est peut être tolérable sur un Drop par conditions encore maniables, mais c'est la cause de la plupart des avaries structurellles sur sur les trimarans de course de ces dernières années.
Il faut savoir que le travers par trés gros temps est absolument interdit sur ces bateaux."

A quoi répondait Cépérou:

"Bien sûr les flotteurs en "V" comportent davantage de surface mouillée ; mais outre qu’ils simplifient la construction par l’usage de panneaux en cp, ils offrent un passage plus doux. Je connais un petit tri de 7,50 m de long en cp avec des flotteurs en "V" qui dépasse les 20 nœuds sans gros efforts. Le dessin de ce petit tri et de bien d’autres, de tailles plus importante et de croisière hauturière, ne me semble ni dépassé, ni être atteint de défauts rédhibitoires…

Bien mieux : au mouillage, ce type de flotteurs – en "V" ou en "amande" -, s’ils affleurent l’eau ou la touchent, s’avèrent très confortables. En revanche, cette configuration est incompatible avec des flotteurs aux sections volumineuses et porteuses.

Que penser alors de ces flotteurs qui, comme la grenouille, veulent se faire aussi gros que le bœuf ?

Ils sont plus coûteux à construire, ont besoin de puissance, ils fatiguent les structures, tapent dans la mer formée, ont des mouvements violents, usent l’équipage …et ils sont inconfortables à l’heure de l’apéro !

Alors rédhibitoires les gros flotteurs ? Non : ils répondent tout simplement à une approche différente où la puissance prévaut sur une certaine simplicité.

Mais il existe encore d’autres voies telles que les flotteurs perce-vagues et les flotteurs munis de foils. A propos de ces derniers, je suis un peu resté sur ma faim ne trouvant pas grand-chose sur votre Dinabar. Pas d’article, pas de vidéo à se mettre sous la dent ?"

Si on regarde les Farriers et autres Dragonfly, on peut constater qu'ils ont justement ce type de flotteurs, et ne sont ni des veaux ni dangereux!

vendredi 02 avril 2010 23:09
Avatar
clarivoile
maintenant
il faut que je prévoie une aile pour la GV :-)
vendredi 12 février 2010 15:58
Avatar
clarivoile
mais
il me semble que la question ait été soulevée mais n'a pas trouvé de réponse ;-)

Dans quelle gamme de prix se situe un Pulsar (ou Quasar) 31?

vendredi 05 février 2010 15:25
Attachment_1417428551375_img_3250_bis
tangnard
Question subsidiare
Avez vous une idée tu temps qu'il faut passer pour dessiner un trimaran (de30-35 pieds, ce qui nous intéresse ici).

Bien évidement, je peux comprendre que la question dérange et que nous souhaitiez ne pas répondre.
mercredi 03 février 2010 19:23
Dsc03379-1(3)
Aristide
Caractéristiques de votre Dinabar
Où puis-je les trouver ?
Merci Mr Lerouge
mercredi 03 février 2010 10:59
Voir tous les commentaires
Retour